FOIRE AUX QUESTIONS

Reproduction

► Comment être sûr qu'une vache est pleine ? (Moussa) Réponse : Pour être sûr qu'une vache est pleine, on peut effectuer une fouille ou bien une échographie. Pour cette dernière, il faut passer par le rectum, car la masse corporelle de la vache ne permet pas de réaliser l'échographie directement depuis l'extérieur.
 
► Quel est l'intervalle entre deux chaleurs chez une vache ? Quelle est la durée de retour en chaleur après la mise bas ? Quels sont les signes qui montrent qu'une vache est en chaleur ? (Moussa) Réponse : En moyenne, une vache est en chaleur tous les 21 jours. Mais ce chiffre peut varier d'une vache à l'autre et d'une race à l'autre. Cela peut par exemple être tous les 24-25 jours. Après le vêlage, la durée moyenne de retour en chaleur est aussi de 21 jours. Mais, on peut ici aussi avoir des écarts. Certaines vaches sont en chaleur dès le lendemain de la mise bas, alors que d'autres ne reviendront en chaleur que 60 jours après. Dans tous les cas, il est souvent conseillé de ne pas réinséminer la vache dès le retour en chaleur, car cela ne tient souvent pas. Il vaut mieux attendre les deuxièmes chaleurs. Il y a plusieurs signes externes, qui montrent qu'une vache est en chaleur. Tout d'abord, le comportement de la vache est perturbé. Le signe le plus facile à repérer est le fait qu'elle va monter les autres vaches ou du moins chercher à le faire, car les autres ne vont pas forcément se laisser faire. De plus, si une autre vache cherche à la monter, la vache en chaleur se laissera facilement faire. Ceci bien sûr en l'absence de taureau dans le troupeau. Car si un taureau est présent, celui-ci sera "collé" à la vache et cherchera à s'accoupler avec elle. On pourra aussi repérer d'autres comportements troublés, comme par exemple le fait qu'elle mangera moins mais qu'elle ira embêter les vaches qui mangent. Enfin, en dehors du comportement, on peut observer du mucus au niveau de la vulve, et il y a sans doute des variations de la température corporelle, mais ce dernier indice est difficile à utiliser car il faudrait faire des mesures très fréquentes. Normalement, les chaleurs durent 24 heures, mais certaines chaleurs, dîtes souples, ne durent que 3-4 heures. Celles-ci sont difficiles à repérer, car la vache ne va par exemple monter les autres que quelques fois au lieu d'un grand nombre de fois. Pour les vaches qui font régulièrement des chaleurs souples et pour lesquelles on n'arrive pas à repérer les chaleurs, on a alors recours à des hormones pour déclencher des chaleurs forcées, ce qui permettra ensuite d'effectuer une insémination.
  
► Quels sont les critères pour choisir le taureau qui permettra l'insémination ? (Mélanie) Réponse : Avant d'inséminer une vache, on fait le point sur ses qualités et ses défauts. Puis on va chercher dans le catalogue des taureaux, celui qui permettrait d'améliorer les défauts de la vache sans pour autant détériorer ses qualités, c'est-à-dire celui qui serait "complémentaire" de la vache. Ainsi, leur croisement permettra potentiellement d'obtenir un produit présentant les qualités du père et de la mère. Si on a une vache qui a une très bonne production laitière mais dont la mamelle n'est pas très belle, par exemple avec des trayons écartés, on pourra chercher un taureau qui produit des filles avec de belles mamelles, et qui ont, si ce n'est une très bonne production laitière, au moins une production correcte. A l'issue de la gestation, si la vache vêle une génisse, on pourra espèrer que celle-ci aura corrigé le défaut de sa mère, en ayant des trayons mieux positionnés, mais qu'elle aura tout de même une production relativement proche de celle de sa mère (car elle pourra quand même être plus faible vu les caractéristiques du père). Ainsi, au cours des générations, on cherche toujours à effacer les défauts tout en améliorant parallélement de plus en plus les qualités. Enfin, un autre point qu'il faut vérifier avant de choisir le taureau : l'ascendance. En effet, il vaut mieux éviter de croiser deux individus ayant des ancêtres communs, pour éviter la consanguinité.
 
► Pourquoi dit-on que l'insémination artificielle augmente la production ? (Mélanie)
Réponse : L'insémination artificielle (IA) n'implique pas le simple fait d'inséminer la vache avec du sperme de taureau préalablement prélevé. C'est en fait tout un système qui permet d'améliorer le cheptel d'une race. En effet, avant de pouvoir reproduire, un taureau est testé. On va prélever son sperme puis à partir des éjaculats, on va réaliser des paillettes qui servent à inséminer les vaches. On va alors s'intéresser aux descendants de ce taureau, notamment à ses filles. Quelle est leur conformation, gabarit, taille... ? A partir du moment où elles produiront du lait, on s'intéressera aussi à leur mamelle, son volume, la façon dont elle est accrochée, la position, l'orientation et la taille des trayons, etc... Et bien sûr, le contrôle laitier permettra de suivre leurs performances en matière de production. Toutes ces informations seront fichées afin de déterminer les caractéristiques moyennes des filles de ce taureau. Ainsi, selon leurs qualités et défauts, on va décider ou non de conserver ce taureau pour la reproduction. Evidemment, on va garder en particulier les taureaux qui font des filles à production laitière élevée. Les descendances ont ainsi une production toujours plus importante. C'est pourquoi on peut dire que l'IA augemente la production laitière.
  
► Quelles sont les étapes de la reproduction ? (Joann) Réponse : Les étapes de la reproduction vont être différentes selon le mode de reproduction choisi par l'éleveur. Si un taureau est en permanence avec les vaches, il n'y a pas grand chose à faire, le taureau se chargeant de tout. C'est souvent le cas dans les troupeaux de vaches bouchères. Si les vaches ne sont pas en contact avec un taureau, l'éleveur va devoir prêter attention au comportement de ses vaches, afin de détecter le moment où celles-ci seront en chaleur : elles auront alors tendance à se monter dessus. Dans ce cas, il y a deux possibilités, soit l'éleveur devra mettre cette vache avec un taureau, ou bien il devra appeler l'inséminateur pour pratiquer une insémination artificielle (IA) (très répandue dans les élevages laitiers). Dans le cas où la vache est constamment avec le taureau, il y a très peu de chances que la vache ne soit pas pleine au bout du compte. En revanche, pour les autres cas, il va falloir vérifier si la fécondation par monte naturelle ou par IA a bien fonctionné. Il faudra par exemple réaliser une échographie. Si aucune gestation n'a commencé, il faudra attendre les nouvelles chaleurs pour réinséminer la vache. Quel que soit le mode de reproduction choisi, une fois que la vache est pleine, l'éleveur devra la surveiller, pour que les conditions de gestation soient les meilleures. Il va donc vérifier si sa ration alimentaire est suffisante, si elle ne s'affaiblit pas, etc... Au terme des neuf mois de gestation vient le vêlage. Là aussi, l'éleveur portera son attention sur la vache, de sorte à ce qu'il n'y ait pas de problème au cours de la mise bas. Enfin, après le vêlage, il faudra aussi regarder si la vache récupère normalement, et vérifier si le veau est en bonne santé.
  
J'ai deux questions : D'une part, à quelle période se fait l'insémination ? Et d'autre part, vers quel mois se fait la mise-bas, en général? (Arthur) Réponse : Les vaches vivant dans des élevages sont, par rapport au cycle naturel, complètement "dérèglées". Les inséminations se font lorsque l'éleveur s'aperçoit que la vache est en chaleur. Cela peut avoir lieu toute l'année. Il me semble, qu'à la base, dans la nature, les vaches devaient avoir leurs chaleurs entre juillet et octobre. Ainsi, le veau naissait entre avril et juillet, c'est à dire à une période favorable au début de son développement. Les chaleurs n'étant pas "fixes" dans l'année et les inséminations ne fonctionnant pas à tous les coups, la date effective de la fécondation peut avoir lieu n'importe quand dans l'année. La mise bas ou vêlage (9 mois plus tard) peut donc avoir lieu n'importe quand dans l'année.